Max Klinger
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Contents
• Œuvre
• Galerie
• Annexes
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Biographie
Klinger est né à Leipzig. Il est élève en 1874-1875 à l'académie des beaux-arts de Karlsruhe, son maître est Karl Gussow. Puis il fréquente l'année suivante l'académie des arts de Berlin, et enfin devient l'assistant du peintre Émile Wauters à Bruxelles (1879)cite-ref-0-2-0[2].
Admirateur des travaux d'Adolph von Menzel et de Francisco Goya, il devint rapidement un graveur compétent et imaginatif. Il produit entre autres à cette époque la suite d'eaux-fortes intitulée Ein Handschuh (Un gant), tirée originellement à Munich en 1881 par l'atelier d'Otto Felsingcite-ref-3[3]. Ses séries de gravures, plusieurs fois rééditées, influencèrent des artistes comme Käthe Kollwitz, Edward Munch, Alfred Kubin, Max Ernst, Paul Klee et Giorgio de Chiricocite-ref-mvs-4-0[4]. Cette production reste intense de 1879 à 1891, puis s'estompe, laissant place à la sculpture et la peinture, puis reprend peu avant la Première Guerre mondiale.
Il effectue plusieurs séjours à Paris à partir l'été 1882, fréquente le Louvre, y admire les gravures de Goya et Daumier, puis part pour l'Italie, résidant à Rome et Naples entre février 1888 et 1891, voyages durant lesquels il étudie les marbres antiques et croise Arnold Böcklin. Il est de retour à Munich en 1892.
Il exécute sa première sculpture en 1883 : un buste de Schiller. L'année suivante, il exécute une série de fresques pour la Villa Albers à Berlin-Steglitz.
En 1892, il co-fonde le Gruppe XI, un collectif de onze artistes qui s'oppose au Verein Berliner Künstler, union de peintres jugés académiques : c'est le début de la Sécession berlinoise. En 1893, il adhère à l'Académie des beaux-arts de Berlin, puis s'installe à Leipzig, et ensuite part en Grèce. En 1895-1896, après un voyage qui le mène à Londres, il transforme son atelier de Leipzig afin d'y présenter ses créations, ainsi que celles d'Auguste Rodin, rencontré à Paris. En 1897, il est nommé professeur à l'Académie des arts graphiques de Leipzig (Hochschule für Grafik und Buchkunst Leipzig).
Entre 1899 et 1902, il exécute le monument à Beethoven destiné au musée des beaux-arts de Leipzig. Son monument à Richard Wagner n'aboutira pas.
En 1902, il rejoint la Sécession viennoise, puis l'année suivante, il est un des membres fondateurs du Deutscher Künstlerbund. En 1905, il fonde à Florence, avec l'éditeur Georg Hirzel, la Villa Romana, fondation ouverte aux jeunes artistes allemands et soutenus par le Deutscher Künstlerbund.
De 1898 à 1916, il est le compagnon de l'écrivaine autrichienne Elsa Asenijeff.
Il meurt des suites d'une attaque cérébrale le 4 juillet 1920 à Großjen près de Naumburg, dans sa petite maison avec vignoble achetée en 1903. Selon sa volonté, il est enterré dans sa propriété[réf. souhaitée].
Il exerce une grande influence sur Ernst Ludwig Kirchner et sur les surréalistes après 1920[réf. nécessaire].
Œuvre
Suites gravées
Composés entre 1879 et 1915, on compte 14 suites, appelées Opus, en référence à la musique que Klinger admirait, et qui forment des poèmes sans texte, illustrant un univers à la fois cocasse et mystérieux, qui rappelle Félicien Rops ou Odilon Redon, dont il était le contemporaincite-ref-mvs-4-1[4].
• Opus I, Radierte Skizzen (Esquisses gravées), 1879.
• Opus II, Rettungen Ovidischer Opfer (Sauvetage de victimes ovidiennes), 1879.
• Opus III, Eva und die Zukunft (Ève et le destin), 1880.
• Opus IV, Intermezzi, 1880.
• Opus V, Amor und Psyche, 1881.
• Opus VI, Ein Handschuh (Un gant), dix eaux-fortes, 1881, tiré à 25 ex.
• Opus VII, Vier Landschaften (Quatre paysages), 1882.
• Opus VIII, Ein Leben (Une vie), 1883.
• Opus IX, Dramen (Drames), 1883.
• Opus X, Eine Liebe (Un amour), 1887.
• Opus XI, Vom Tode Erster Teil, 1889.
• Opus XII, Brahms Phantasie, 1891.
• Opus XIII, Vom Tode Zweiter Teil, 1910.
• Opus XIV, Zelt I und II, 1915.
Sculptures
Galerie
Notes et références
cite-note-wikidata-4f59eb2bf15c95490efcf8d63600a0465ccca299-11. « http://kalliope-verbund.info/DE-611-BF-38576 » (consulté le 6 décembre 2024)
cite-note-0-22. cassou1988jean-cassou1988Jean Cassou, Encyclopédie du symbolisme, Paris, Editions Aimery Somogy, 1988, 292 p., p. 93
cite-note-33. ↑ Ein Handschuh. Cyclus von zehn Compositionen radirt, notice du catalogue numérique, MoMA.
cite-note-mvs-44. « Max Klinger, Le Théâtre de l’étrange », exposition sur l'œuvre gravé, septembre-octobre 2012, Musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg — Notice du catalogue.
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
• « Klinger, Max », in: Hans H. Hofstätter, Jugendstil et art nouveau. Œuvres graphiques, Paris, Albin Michel, 1985, p. 153.
• « Klinger, Max », in: Jean Cassou (direction), Encyclopédie du symbolisme, Paris, Somogy, 1988, p. 93.
• Marie-Jeanne Geyer et Thierry Laps (direction), Max Klinger : le théâtre de l'étrange. Les suites gravées 1879-1915, catalogue d'exposition, Strasbourg, Musées de la ville de Strasbourg, 2012, (ISBN 9782351250976).
• (de) Ferdinand Avenarius (de), Max Klingers Griffelkunst, Berlin, 1895.
• bayer-kl-tzer1980eva-suzanne-bayer-kl-tzer1980(de) Eva-Suzanne Bayer-Klötzer, « Klinger, Max », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 12, Berlin, Duncker & Humblot, 1980, p. 90–94 (original numérisé)
• (de) Lothar Brieger-Wasservogel (de), Max Klinger, Leipzig, 1902.
• (de) Renate Hartleb, « Max Klinger und Cornelia Paczka-Wagner. Eine römische Beziehung », dans Hans-Werner Schmidt (de), Jeannette Stoschek (dir.) : Max Klinger „der große Bildner und der größre Ringer …“, Berlin, Deutscher Kunstverlag, 2012, (ISBN 978-3-422-07143-8), p. 34–51.
• (de) Rudolf Hiller von Gaertringen (de), Conny Dietrich (dir.), Max Klinger und die Universität Leipzig: Das verlorene Aulawandbild im Kontext, Leipzig, 2021 (ISBN 978-3-95415-111-0).
• (de) Willy Pastor (de), Max Klinger, Berlin, Amsler & Ruthardt, 1918.
• (de) Norbert Pfretzschner (de), « Über Max Klinger », dans Anton Breitner (dir.), Randglossen zur Deutschen Literaturgeschichte, Vol. 11, Vienne, 1905.
• (de) Carl Schirren (dir.), Max Klinger, Carl Schirren (de). Briefwechsel 1910–1920, Hambourg, Verlag Dr. R. Kramer, 1988 (ISBN 3-926952-03-2).
• (de) Max Schmid-Burgk (de), Klinger, Leipzig, Bielefeld, 1913.
• (de) Frank Zöllner (dir.), Griffelkunst. Mythos, Traum und Liebe in Max Klingers Grafik, Leipzig, Plöttner Verlag, 2011 (ISBN 978-3-938442-31-9).
Liens externes
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